UNU-UNESCO Conference Examines The Return of Diplomacy

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  • 2016•03•07     Paris

    On 18 February 2016, a conference in Paris jointly organised by UNESCO and UNU on “The Return of Diplomacy” unfolded as a ceasefire in Syria was being discussed by international negotiators. The conference was opened by UNU Rector David M. Malone, and Francesco Bandarin, representing the UNESCO Director-General who was attending the funeral of Boutros Boutros Ghali in Cairo. (Boutros Boutros Ghali had been one of the panelists during the last conference UNU organised at UNESCO on the destruction of sites inscribed on the World Heritage list.)

    The productive and intellectually stimulating conference was moderated by author Daniel Rondeau. A highlight of the day was a frank and revealing dialogue between two of the negotiators on the Iranian nuclear file, Majid Ravanchi, Deputy Foreign Minister of Iran and Nicolas de Rivière, Director-General of Political Affairs of Quai d’Orsay, yielding many insights and observations.

    The afternoon began with a discussion between Jean-David Levitte and David M. Malone. Jean-David Levitte, former foreign policy advisor of two French presidents, looked back on some of his more dramatic negotiating and diplomatic experiences, such as those leading to the 1991 international agreement on Cambodia and those that failed on Iraq in 2003, drawing lessons from each and also from his subsequent tenure as Ambassador of France in the USA, during a period of initially tense relations between their governments and mutually hostile public opinion in their countries. He advocated for negotiation on Syria along the lines of the Iran talks which had ultimately led to success (involving, inter alia, the permanent five members of the Security Council plus Germany). Monsignor Follo, Nuncio of the Holy See to UNESCO made remarks focused on the Vatican’s diplomacy.

    Nathalie Loiseau, Director of France’s prestigious Encole Nationale d’Administration addressed the intriguing question “Can diplomacy be taught?”, stressing that in order to teach diplomacy, we need to encourage diplomats to express their ideas, share their experiences and say what they think.

    Scientific and cultural diplomacy was also explored by Bianca Jiménez (in dealing with cross-border aquifers), Dan Bitan and Hassan Dweik, Israeli and Palestinian scientists engaged in peacebuiding, and Yves Labat de Rossi, musician and producer of the film documentary D’Une Seule Voix.

    Professor Bertrand Badie concluded the proceedings with provocative remarks and much wisdom.

    The conference had been flagged by Le Figaro and gave rise to a column in Le Monde by Alain Frachon.

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    Le jeudi 18 fevrier s’est tenu à l’UNESCO une journée de conférence organisée conjointement par l’UNESCO et l’UNU sur le thème du Retour de la diplomatie, au moment même où se négociait un cessez le feu en Syrie. La séance a été ouverte par le recteur de l’Unu, David Malone,  Francesco Bandarin, qui représentait la Directrice générale partie aux obsèques de Boutros Boutros Ghaii au Caire.  (Boutros Boutros Ghali avait d’ailleurs l’un des invités de la dernière conférence UNU- UNESCO, consacrée aux destructions de sites inscrits sur le patrimoine mondial.)

    La journée, animée par l’écrivain Daniel Rondeau a été particulièrement riche et intellectuellement très stimulante.  Le point d’orgue de la matinée a été un étonnant  dialogue entre deux des négociateurs du dossier nucléaire iranien, Majid Ravanchi, sous-ministre Iranien des Affaires Etrangères d’une part, et Nicolas de Rivière, directeur politique du quai d’Orsay. La matinée s’est terminée par un exposé du Nonce apostolique, Mgr Follo, sur la diplomatie vaticane.

    L’après midi a commencé par un entretien entre Jean David Levitte, et David Malone. Jean David Levitte, ancien sherpa de deux présidents français, est revenu sur quelques unes de ses expériences diplomatiques majeures ( Cambodge, Iraq, Etats Unis) et a préconisé pour la suite de la négociation sur la Syrie de reprendre le format iranien ( cinq membres du Conseil de Sécurité plus l’Allemagne).

    Puis Nathalie Loiseau, aujourd’hui directrice de l’ENA, a répondu à la question «Peut-on enseigner la diplomatie? » en précisant que  “pour enseigner la diplomatie, il faut d’abord veiller à laisser les diplomates exprimer leurs idées, partager leurs expériences et dire ce qu’ils pensent”.

    Les intervenants suivants ont abordé les thèmes de la diplomatie scientifique et culturelle  (Bianca Jiménez sur la gestion des aquifères transfrontaliers, et Dan Bitan et Hassan Dveik , deux scientifiques palestiniens et israéliens du groupe ISPO, obstinés chercheurs de paix; et Jean Yves Labat de Rossi, musicien et producteur du documentaire et du projet d’Une seul voix). Le professeur Badie a clos cette réunion avec le brio qu’on lui connaît.

    La journée UNU-UNESCO avait été annoncée par le Figaro et a été couverte par le Monde.